L'équilibre acido-basique

L’excès d’acidité chronique dans l’organisme entraine la rupture de l’équilibre acido-basique ainsi que l’épuisement des systèmes tampons et des émonctoires.
Lorsque l’acidose chronique s’installe, elle entraine, derrière elle, l’encrassage tissulaire.

1. L’équilibre acido-basique

a. Définition

Notre organisme baigne dans un milieu aqueux.
D’ailleurs, le corps humain est composé en moyenne de 60% d’eau.
Ce milieu aqueux se situe quelque part sur une échelle acidité / alcalinité qui se mesure en pH, le potentiel hydrogène.
L’échelle de mesure va de 0 (totalement acide) à 14 (totalement basique).
A 7, le pH est neutre.
Notre corps est régi par le principe de l’équilibre acido-basique ; ce qui implique que notre pH doit être compris entre 5 et 9. C’est-à-dire, ni trop acide, ni trop basique.
Notre corps, géré par le principe de l’homéostasie, ne tolère que de très petits écarts en amont ou en aval de l’équilibre acido-basique.
Tout écart important peut provoquer de graves troubles de la santé.
Aujourd’hui, notre équilibre acido-basique est constamment fragilisé.
Du fait de nombreux facteurs, il tend régulièrement vers un pH trop acide.
Ce déséquilibre engendre une acidification chronique, appelée acidose, qui se trouve être à l’origine de nombreuses pathologies.

b. Les acides

La présence de composants acides dans l’organisme est normale puisque le corps par son mode de fonctionnement reçoit et produit des acides.
La présence d’acides dans l’organisme provient de :
– L’alimentation : digestion et utilisation des aliments acides
– L’organisme : production de déchets acides liée au fonctionnement du corps
Notre organisme a donc naturellement tendance à pencher vers l’acidité et doit donc combattre un déséquilibre acido-basique en permanence.
Pour cela, il possède un système de neutralisation qui lui permet d’éliminer les déchets acides et ainsi de rétablir l’équilibre.
Lorsque l’individu est en bonne santé, ce système de neutralisation est très performant.

Neutralisation et évacuation des acides : système tampons et émonctoires 

Pour maintenir l’homéostasie du pH, l’organisme met en œuvre un processus de neutralisation des acides qui repose sur le système tampons et les émonctoires. 

Le système tampon :
Le système tampon permet de neutraliser un acide en le liant à une base afin d’obtenir une substance neutre.
L’élément base  de cette neutralisation est représenté par un sel minéral.
Le système tampon fait donc appel aux minéraux de notre organisme.
Ainsi : Sel minéral + acide = sel neutre
A cet effet, le corps sacrifie en permanence des sels minéraux qu’il retire de :
– La nourriture
– Des différents tissus : ongles, cheveux, dents, os, cartilage…
Les principaux minéraux alcalins sont :

– Le calcium
– Le sodium
– Le potassium
– Le magnésium
– Le fer
– Etc…

Les émonctoires
Les sels issus du système tampons correspondent à de petits cristaux qu’il convient d’évacuer.
L’évacuation de ces déchets se fait par les émonctoires suivants :
– Peau : transpiration
– Poumons : respiration
– Reins : urines
– Intestins/Foie

2. Rupture de l’équilibre acido-basique et acidose chronique

On parle de rupture de l’équilibre acido-basique lorsque les systèmes de neutralisation sont débordés et que l’organisme ne parvient plus à éliminer les déchets acides.
Lorsque cette rupture devient constante, on évoque alors une acidose chronique.

a. Les causes de la rupture acido-basique

Les causes principales de la rupture de l’équilibre acido-basique sont :
L’alimentation industrielle : riche en aliments acides et pauvre en micronutriments
Mais aussi
– La sédentarité
– L’hygiène de vie : stress, manque d’eau, manque de sommeil, surmenage, tabagisme, alcool…
– Les troubles digestifs : excès de fermentation et putréfaction
– Les médicaments…
Ces différents facteurs sont à l’origine d’une augmentation importante des déchets d’acides.
L’homéostasie du pH se trouve affectée et l’organisme tend vers l’acidification chronique.

b. Processus d’acidose chronique

Afin de neutraliser l’acidification chronique, l’organisme va puiser sans fin dans ses minéraux et plus particulièrement dans le tissu osseux.
Les différents émonctoires seront, eux aussi, sollicités de façon intense.
Enfin, dépassé et épuisé, l’organisme n’arrive plus à neutraliser et évacuer les acides.
Il s’affaiblit et l’acidose chronique s’installe.
L’acidose chronique finit par affecter :
– le transport de l’oxygène et la nutrition des cellules
– l’activité enzymatique
– le système immunitaire
Elle finit aussi par entrainer le vieillissement prématuré des cellules par la production excessive des radicaux libres et de l’oxydation.

3. Conséquence de l’acidose chronique : l’encrassage tissulaire

L’excès d’acides dans l’organisme finit par être stocké dans les tissus en se combinant à de l’eau et des graisses.
Les acides finissent par se comporter comme de véritables toxines.
Tout ceci aboutit finalement à une acidose chronique et à l’encrassage des tissus.
L’encrassage tissulaire se manifeste en 2 étapes :

a. 1ère étape : inflammation chronique et pathologies en « ite »

L’excès permanent d’acidité dans l’organisme provoque une inflammation chronique des tissus et favorise l’apparition des pathologies dites en « ite » : polyarthrite, sinusite, bronchite, cystite…
Ces pathologies s’apparentent à des agressions, des brûlures et de l’inflammation des tissus.

b. 2ème étape : encrassage tissulaire et pathologies en « ose »

L’acidose et l’inflammation chronique qui s’y associe entraine, in fine, l’encrassage tissulaire et l’apparition des pathologies dites en « ose » : arthrose, ostéoporose, sclérose…

D’une manière générale, l’acidose chronique se caractérise :
– Au niveau de l’état général : fatigue chronique, frilosité, hypotension, migraines…
– Au niveau du psychisme : état de stress permanent, irritabilité, nervosité, état dépressif, insomnie, hyperémotivité, augmentation de la sensation de douleur…
– Au niveau musculaire et articulaire : inflammations, crampes, tendinites, arthrites…
– Au niveau des muqueuses : brûlures urinaires, cystalgies, mycoses, prurit, sueurs…
– Au niveau digestif : inflammation intestinale, dysbiose intestinale, hyperperméabilité intestinale, constipation, bouche sèche, mauvaise haleine…
– Baisse de l’immunité : troubles ORL à répétition, allergies chroniques…
– Pathologies auto-immunes : polyarthrite, sclérose en plaques…
– Syndrome métabolique : hyperglycémie, hyperdyslipidémie, hypertension, obésité…

c. Classification et détail des pathologies de l’encrassage

Les pathologies d’encrassage sont très variées et se répartissent en 3 catégories :
– maladies d’élimination : elles concernent les émonctoires foie, intestins, poumons, peau, reins
– maladies dégénératives
– maladies auto-immunes : SEP, diabète de type I

Détail des pathologies d’encrassage
– Pathologies respiratoires chroniques
: complications ORL de type bronchite, sinusite, otite, asthme…
– Pathologies de la peau : eczéma, psoriasis, acné…
– Pathologies circulatoires :
Angine de poitrine, athérosclérose, infarctus du myocarde, hypertension, artérite
– Pathologies articulaires et osseuses :
* Rhumatismes : arthrites, arthrose
* Déminéralisation : ostéoporose…
– Pathologies métaboliques digestives :
Diabète type II, hypoglycémie
Lithiase biliaire
– Pathologies neurologiques
Parmi les troubles psychiques et mentaux, nous retrouvons :
* les troubles de la mémoire et de la concentration
* l’hypoactivité
* la mélancolie et la dépression
* les divers syndromes autistiques
* une insensibilité à la douleur
* l’automutilation
* l’anorexie et la boulimie
* l’épilepsie pharmaco-résistante
– Pathologies auto-immunes
Dans le cadre de l’inflammation chronique, le système immunitaire est en état d’alerte constante. Il peut alors se montrer parfois défaillant en se retournant contre les tissus sains de l’organisme.
Ce processus est à l’origine des pathologies auto-immunes :
* Sclérose en plaque
* Polyarthrite
* Diabète de type I
– Autres :
* Cancers, leucémies, lymphomes
* Dépression nerveuse
* Fibromyalgie, fatigue chronique
* Glaucome
* Obésité, hypercholestérolémie, migraine

d. Comment prévenir ou traiter l’encrassage ?

Etre bien conscient que :
– la 1ère cause de l’encrassage de notre organisme est l’alimentation moderne industrielle
– la 2ème cause est le manque d’exercice physique régulier
– la 3ème cause est le stress chronique
– la 4ème cause est l’insuffisance d’absorption d’eau

Elimination de l’apport des molécules nocives par la réforme alimentaire :
– sans céréales modernes raffinées
– sans produits laitiers UHT, pasteurisés…
– sans graisses cuites, margarines, huiles raffinées …
– sans sucre raffiné
– riche en aliments crus, naturels, de saison
– riche en huiles crues, de première pression à froid
– riche en vitamines, oligoéléments, Mg, Ca, fibres, enzymes
– par la libération des émonctoires qui va permettre l’élimination progressive des déchets accumulés
– par l’hygiène intestinale
– par les techniques de jeûne
– par les monodiètes
– par l’exercice physique quotidien (peau et poumon)
– par le respect du poids
– par le respect du sommeil
– par la pensée positive